Numérisation de la paie du lait: Plus de transparence entre les acheteurs et les producteurs
La livraison du lait des producteurs vers les diverses centrales ou fromageries constitue une étape clé dans la fabrication des produits laitiers. Ce lait est rémunéré en fonction de critères précis tels que le poids, les teneurs et la qualité microbiologique. La numérisation de cette opération facilite le travail de l'acheteur en simplifiant ce processus complexe.
Quels sont les impératifs de la paie du lait ?
Les critères permettant d’élaborer le prix final sont complexes, car de nombreux facteurs doivent être pris en compte tels que le poids, la qualité, les teneurs. Une erreur lors de la saisie manuelle peut survenir rapidement. Il est essentiel que cette rémunération soit exacte, conformément aux contrats d’achat du lait signés entre les parties.
Comment MILKPAY facilite la paie du lait ?
Le programme permet de récupérer automatiquement les données essentielles pour la paie. Le poids est importé, soit en ligne, soit via l’importation de fichiers générés par les installations ou les camions. Les résultats des analyses de laboratoire sont également téléchargés automatiquement. Le programme se charge de réaliser les différents calculs, ce qui limite au maximum les opérations manuelles et réduit ainsi le risque d’erreurs.
Quels sont les autres avantages de MILKPAY ?
Le programme est accessible en ligne, ce qui permet d’accéder aux données à tout moment. Les utilisateurs peuvent consulter les informations depuis n’importe quel appareil, sans craindre la perte de données. Il offre également la transparence nécessaire pour garantir la confiance entre les différents acteurs. En outre, il permet un gain de temps considérable pour les acheteurs dans l’élaboration de la paie de lait.
Données
- Les utilisateurs réduisent leur temps de travail mensuel de 5 heures à seulement 15 minutes !
- MILKPAY permet de réaliser la paie de lait de 4’000 producteurs en Suisse.
Vous avez des questions sur MILKPAY ? Envoyez un mail à l’ICUBE SA : jerome.cantin@icube-sa.ch.
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Numéros d'identification uniques dans toute la Suisse pour l'ensemble du secteur agroalimentaire
La numérisation offre aux entreprises et aux institutions des possibilités de travailler de manière plus efficace, plus transparente et en réseau. Un coup d’œil sur les derniers développements dans les domaines du REE et du registre IDE montre comment il est possible de réduire la charge administrative grâce à un numéro d’identification unique dans toute la Suisse.

Depuis l’introduction du système IDE (numéro d’identification des entreprises) en 2011, la gestion des données des entreprises en Suisse a connu une évolution fondamentale. Avec l’IDE, chaque entreprise est identifiée de manière unique, ce qui facilite et sécurise l’échange d’informations dans les processus administratifs et statistiques. Ce qui était auparavant résolu par une multitude de numéros différents pour l’identification se fait depuis lors par un numéro d’identification commun.
L’intégration de l’IDE dans de nombreux registres – des registres commerciaux et fiscaux aux assurances sociales et aux bases de données douanières – montre l’importance cruciale d’une identification uniforme. Son utilisation réduit les obstacles administratifs pour les entreprises et les établissements tout en créant la base de services innovants de cyberadministration.
Le système IDE est complété par le Registre des entreprises et des établissements (REE). Alors que l’IDE comprend principalement des caractéristiques d’identification administrative au niveau juridique, le REE contient en outre les unités locales ainsi que des données statistiques telles que l’emploi ou le chiffre d’affaires. Le REE devient ainsi une source de données centrale pour l’analyse et la planification au niveau national.
La numérisation de ces données permet
- Gains d’efficacité : les processus tels que les modifications de données, les nouveaux enregistrements ou les échanges entre les systèmes cantonaux et nationaux sont automatisés.
- Sécurité et précision : des normes uniformes, telles que eCH-0108, garantissent que les données sont utilisées de manière cohérente et que leur qualité est assurée.
- Des technologies orientées vers l’avenir : Les projets actuels visent à moderniser l’infrastructure informatique afin d’introduire les API REST et l’authentification basée sur des jetons.
La numérisation du secteur agroalimentaire, moteur d’efficacité et de durabilité
Les exploitations agricoles bénéficient également d’une identification claire grâce aux numéros IDE et REE. Cela permet non seulement une gestion précise des données pour les paiements directs, mais facilite également l’accès à de précieuses statistiques. L’accélération du processus d’attribution des numéros IDE et REE permet aux acteurs agricoles d’accéder rapidement et efficacement aux données pertinentes grâce à des interfaces standardisées et à l’intégration dans les systèmes cantonaux. Cela est particulièrement important pour les paiements directs, les certificats de détention d’animaux de rente et la production primaire.

L’intégration des données IDE et REE dans les normes eCH illustre la vision de la numérisation : saisir les données une fois et les utiliser plusieurs fois. Ce principe dit “once-only” réduit non seulement la charge administrative, mais favorise également l’interopérabilité entre les différentes autorités et les différents systèmes grâce aux normes eCH.
De plus, l’ouverture des données du REE à des fins spécifiques permet une plus grande transparence et soutient les approches innovantes dans les domaines économique et scientifique. Des projets tels que l’évolution prévue du registre IDE / REE vers une nouvelle plateforme Business and Enterprise Register (BER) sont des étapes prometteuses vers un avenir numérique sans faille.
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Des technologies intelligentes dans la fertilisation pour améliorer l'efficacité de l'azote
Dans le cadre du projet Smart-N, des essais à la ferme prometteurs sur la fertilisation azotée spécifique au lieu ou à la surface partielle du blé d'hiver sont menés depuis 2022 sur la station d'essai décentralisée des technologies intelligentes. La station d'essai décentralisée est le fruit d'une collaboration entre AGRIDEA, Agroscope et les cantons de Thurgovie et de Schaffhouse.
Qu’est-ce que la fertilisation spécifique à la surface partielle ?
Lors de la fertilisation conventionnelle, l’épandeur d’engrais est réglé sur une dose uniforme par hectare, puis cette quantité est épandue le plus régulièrement possible. En particulier lorsque les conditions du sol varient au sein d’une parcelle, cela peut entraîner une suralimentation ou une sous-alimentation des différentes plantes. L’approche de la fertilisation spécifique à la surface partielle consiste à adapter de manière optimale les quantités aux besoins des plantes, même au sein d’une parcelle.
Comment cela fonctionne-t-il dans la pratique ?
Il existe différentes manières d’évaluer les besoins des plantes. Dans le projet Smart-N, les données satellites sont utilisées en combinaison avec des algorithmes afin de déterminer les besoins en azote des sous-parcelles et d’établir une carte d’application. Sur celle-ci, la parcelle est divisée en zones dans lesquelles il faut apporter plus ou moins d’engrais. Si l’on dispose d’un tracteur équipé d’un système de guidage et d’un épandeur d’engrais adapté, la carte d’application peut être simplement enregistrée dans le terminal du tracteur. L’épandeur règle alors automatiquement la quantité appliquée dans la zone correspondante. Des solutions plus simples sont également testées dans le cadre du projet. Par exemple, l’enregistrement d’une carte d’application sur une tablette, où le conducteur du tracteur voit dans quelle zone il se trouve et peut ensuite réguler manuellement la quantité par ha via le débit de l’épandeur d’engrais ou la vitesse du tracteur.
Quels sont les résultats obtenus jusqu’à présent ?
Le projet compare la procédure habituelle de fertilisation azotée sur l’exploitation avec la fertilisation spécifique à la surface partielle du blé d’hiver. Sur les 15 surfaces de blé étudiées jusqu’à présent au cours de deux années d’essai, l’efficacité de l’azote a pu être améliorée en moyenne. Dans certains cas, jusqu’à 30 % d’azote en moins ont été appliqués par rapport à la variante d’exploitation. À quelques exceptions près, cela n’a pas eu d’effet négatif sur le rendement en blé et la teneur en protéines. En moyenne, sur toutes les parcelles d’essai, les excédents d’azote ont été réduits de 22 %.
Actuellement, les évaluations de l’année culturale 2023/24 sont en cours, ainsi que la planification d’une nouvelle saison d’essais pratiques.
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