Comment la numérisation facilite le quotidien de l'exploitation : aperçus du Zelglihof

Au Zelglihof, à Wisen (SO), on voit clairement ce que la numérisation peut apporter au quotidien dans les étables : les outils numériques facilitent la gestion de l'exploitation, améliorent le bien-être animal et aident à organiser le travail de manière plus ciblée. La numérisation libère du temps pour ce qui compte vraiment dans l’exploitation. La nouvelle vidéo donne un aperçu de la pratique.

La vidéo a été doublée en allemand. Le doublage a été superposé à la bande sonore originale allemande.

"Diriger l'exploitation agricole et ne pas se laisser diriger par elle."

Comment les outils numériques peuvent-ils contribuer à soutenir l’exploitation agricole tout en améliorant le bien-être animal et l’efficacité ? Le Zelglihof à Wisen (SO) montre l’exemple. La vidéo suit Petra et Roland Nussbaumer ainsi que leurs 101 vaches dans leur exploitation laitière de 40 hectares.

Grâce à une combinaison de capteurs, d’automatisation et de gestion centralisée des données, ils montrent quels outils numériques ils utilisent et pourquoi ceux-ci sont devenus indispensables à leur exploitation.

En raison de ressources humaines limitées – un seul apprenti ainsi que Petra et Roland Nussbaumer eux-mêmes –, les exploitants ont décidé très tôt d’introduire une aide numérique. Deux applications, désormais incontournables dans le quotidien de la ferme, occupent une place centrale : le système « SenseHub » (collecte de données sur les animaux) et un système d’alimentation automatique.

Ces deux solutions contribuent à simplifier les processus, à améliorer la visibilité dans l’étable et à gagner un temps précieux. Du temps qui peut être investi ailleurs.

La vidéo montre comment ces outils fonctionnent au quotidien et quels changements concrets ils apportent à la ferme : d’une alimentation plus précise à de meilleures bases décisionnelles en matière de santé animale et de fertilité.

Tout cela est soutenu par un programme de gestion du troupeau qui centralise les données clés de l’exploitation. Les Nussbaumer peuvent ainsi consulter les informations relatives à chaque animal en un seul endroit et se forgent progressivement une vision globale de leur troupeau. L’organisation devient plus structurée, les décisions sont mieux fondées et les tâches administratives récurrentes peuvent être gérées plus efficacement.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la manière dont les Nussbaumer utilisent ces outils au quotidien à la ferme et sur les réflexions qui les sous-tendent, cette vidéo vous offre un aperçu authentique issu directement de la pratique – par des agriculteurs, pour des agriculteurs.

À propos de l’expéditeur

La vidéo suivante a été réalisée à la demande de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) et avec le soutien de partenaires externes. Elle met en avant une exploitation agricole indépendante qui partage ses propres expériences avec les outils numériques. La vidéo n’a pas de but publicitaire, mais offre un aperçu concret et de première main.

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L'automatisation à l'abattoir d'Oensingen : comment le bien-être animal, l'efficacité et la numérisation s'articulent

Mit dem Neubau des Rinderschlachthofs in Oensingen investiert die Bell Schweiz in eine hochintegrierte Produktionsinfrastruktur. Seit 2025 ist der Schlachthof schrittweise in Betrieb und setzt neue Massstäbe bei Tierwohl, Hygiene und Effizienz. Ergänzt wird der Standort durch weitere Anlagen wie Logistik-, Tiefkühl- und Slicer Center.

Contexte et situation initiale

Le site d’Oensingen a fait l’objet d’une rénovation complète ces dernières années et a été transformé en un centre intégré de production, de logistique et de transformation. Son cœur est constitué par le nouvel abattoir bovin, qui a été mis en service progressivement au cours du second semestre 2025 et qui remplace l’installation existante.

Il combine des processus d’abattage modernes et partiellement automatisés avec l’identification numérique et des concepts de bâtiments à haute efficacité énergétique. De plus, à partir de 2026, le centre logistique et le centre de découpe seront progressivement mis en service et intégrés à l’ensemble des opérations. Le nouveau centre de congélation est déjà opérationnel depuis 2024.

L’objectif est de moderniser les processus de production, d’augmenter la capacité et, parallèlement, de réaliser des progrès en matière de bien-être animal, d’hygiène, d’ergonomie, d’efficacité énergétique et de productivité tout au long de la chaîne de valeur. Aujourd’hui déjà, le site d’Oensingen emploie environ 650 personnes. Avec la mise en service complète de toutes les usines, ce chiffre devrait passer à environ 1 000 à long terme.

Automatisation tout au long de la chaîne d’abattage et de transformation

Les processus d’abattage sont conçus pour un déroulement régulier et standardisé. Après l’étourdissement, les animaux sont automatiquement suspendus à des chaînes de transport, saignés et pesés. La transformation s’effectue le long d’une ligne d’abattage d’environ 130 mètres de long, conçue pour un flux continu de matériaux, des étapes de processus parallèles et des procédures de travail optimisées sur le plan ergonomique.

Le recours à la robotique est prévu de manière ciblée, en particulier pour les tâches ergonomiquement pénibles ou répétitives. L’accent n’est pas mis sur l’automatisation complète, mais sur l’allègement de la charge de travail des collaborateurs et l’amélioration de la sécurité des processus.

Bien-être animal, conception des processus et traçabilité numérique

La conception des processus s’appuie sur des connaissances en biologie comportementale. Des couloirs en forme de coin, des courbes et des pentes douces, un éclairage adapté, un sol antidérapant ainsi qu’un niveau sonore réduit contribuent à ce que les animaux se déplacent de manière calme et régulière dans l’abattoir. Des processus à faible stress favorisent le bien-être animal et ont un impact direct sur la stabilité des processus et l’efficacité.

À la fin de la chaîne d’abattage, les demi-carcasses de bovins sont identifiées de manière unique par RFID. L’identification numérique permet une traçabilité sans faille ainsi qu’un contrôle précis des étapes de transformation suivantes. Le stockage s’effectue dans plusieurs zones de température et est conçu pour un refroidissement en douceur.

Integrierte Infrastruktur und automatisierter Gesamtstandort

Die im Schlachthof umgesetzten prozessualen und digitalen Elemente sind Teil eines umfassenderen Standortkonzepts, das Automatisierung nicht isoliert, sondern systemisch versteht.

Der Standort entspricht dem Minergie-Standard und ist in einen Wärmeverbund eingebunden. Abwärme wird genutzt, Abwässer zentral aufbereitet und Regen- sowie Kühlwasser für Reinigungsprozesse eingesetzt. Die Automatisierung ist damit nicht nur prozessual, sondern auch baulich und energetisch integriert.

Der Schlachthof ist funktional mit weiteren Betrieben am Standort verbunden, darunter Tiefkühl-Center, Slicer Center und Logistik-Center. Diese enge Verzahnung von Logistik und Kommissionierung ermöglicht kurze Bestell- und Lieferzyklen bis auf Filialebene. was der Vermeidung von Lebensmittelverlusten (Food Waste) dient. Die Automatisierung wirkt somit entlang der gesamten Wertschöpfungskette vom Schlachten bis zur Distribution.

 

Implikationen für Digitalisierung und Praxis

Das Beispiel Oensingen zeigt, dass Automatisierung im Agrar- und Ernährungssektor besonders dann wirksam ist, wenn sie als unterstützendes System verstanden wird. Tierwohl, Mitarbeitendenschutz, Prozessstabilität und Effizienz werden gemeinsam adressiert und nicht gegeneinander ausgespielt.

Weitere Einblicke zur Automatisierung, Prozessgestaltung und  Tierwohlintegration bieten der Geschäftsbericht der Bell Schweiz sowie Fachbeiträge aus Forschung und Praxis zur digitalen Lebensmittelverarbeitung.

Über den Absender

Der folgende Beitrag wurde auf Basis öffentlich zugänglicher Informationen der Bell Schweiz erstellt und redaktionell eingeordnet. Die Bell Schweiz mit Sitz in Basel ist eine der führenden Fleisch- und Convenience-Verarbeiterinnen Europas. Sie produziert Fleisch, Geflügel, Charcuterie und Frischeprodukte für Retail und Food Service und gehört mit 66,67 % der Aktien mehrheitlich zur Coop-Gruppe.

Nutzen für Praxis und Landwirtschaft

  • Tierwohl im Zentrum durch stressarme Tierführung, verhaltensbiologisch fundiertes Prozessdesign und ruhige, gleichmässige Abläufe

  • Ergonomische Entlastung der Mitarbeitenden durch gezielten Einsatz von Automatisierung bei körperlich belastenden Tätigkeiten

  • Stabile und reproduzierbare Prozesse mit hoher Prozesssicherheit und gleichbleibender Qualität

  • Digitale Rückverfolgbarkeit durch RFID als Grundlage für Transparenz und Vertrauen entlang der Wertschöpfungskette

  • Schaffung von Arbeitsplätzen trotz Automatisierung, aktuell rund 650 Beschäftigte, langfristig Ausbau auf etwa 1 000 Personen

→ Das Beispiel zeigt, wie Digitalisierung Tierwohl, Effizienz und attraktive Arbeitsbedingungen verbinden kann.

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Ensemble - Ensemble pour l'avenir de l'élevage suisse

Une seule connexion au lieu de plusieurs portails : avec "Ensemble", les organisations d'élevage suisses et Swissgenetics unissent leurs forces et développent une application mobile commune pour les exploitations bovines. Elle simplifie considérablement les tâches d'élevage et de gestion des animaux.

L’agriculture suisse vit de la diversité : différentes races, divers types d’exploitation et de nombreuses organisations qui s’engagent pour l’élevage, la santé et la performance des animaux. Cette diversité est une force – mais ces dernières années, elle a également conduit à une fragmentation numérique croissante.

Pour la gestion du troupeau, les exploitations disposaient notamment des deux applications SmartCow et Holstein Mobile. Une analyse de la situation effectuée dans le cadre de l’intégration des données a toutefois montré que les deux applications arrivaient en fin de vie. Les technologies sous-jacentes doivent être renouvelées – en même temps, le smartphone prend de plus en plus d’importance en tant qu’outil de travail central dans l’étable. Une solution moderne et mobile est aujourd’hui indispensable.

“Ensemble” : ensemble plutôt que côte à côte

C’est de cette situation de départ qu’est né le projet “Ensemble”. Il s’agit du projet commun des organisations d’élevage et de Swissgenetics – le nom est tout un programme : unir les forces pour mettre à disposition des entreprises une solution unique, moderne et conviviale.

Au cœur de ce projet se trouve une nouvelle application mobile, adaptée à tous les appareils courants et basée sur une technologie de pointe. Elle remplacera à l’avenir SmartCow et Holstein Mobile – fidèle à la devise : prendre le meilleur de ce qui existe déjà pour en faire quelque chose d’encore mieux.

Un principe a été établi dès le départ : un seul accès, une seule interface, toutes les données pertinentes. Au lieu de travailler en parallèle sur plusieurs portails, il suffira à l’avenir d’une seule connexion pour consulter les données animales, les pedigrees, les valeurs d’élevage ou les informations sanitaires et pour travailler directement avec les principaux services des organisations participantes.

Construire sur ce qui a fait ses preuves – et continuer à penser de manière cohérente

“Ensemble” s’appuie sur l’expérience acquise par les organisations participantes au cours des dernières années avec les applications existantes. Celles-ci sont désormais réunies, renouvelées sur le plan technique et orientées de manière conséquente vers les besoins actuels et futurs de la pratique – en particulier vers l’utilisation mobile dans le quotidien des exploitations bovines.

Un soutien fort de l’industrie

Le projet est porté par Swissherdbook, Braunvieh Schweiz, Vache mère Suisse, Holstein Switzerland et Swissgenetics. Ensemble, ils développent une solution robuste, pratique et durable pour l’élevage suisse.

Introduction par étapes

L’introduction est progressive. En 2025, une phase pilote a été lancée avec des exploitations bovines sélectionnées. Leurs commentaires seront directement pris en compte dans le développement ultérieur. La mise en service de la nouvelle application mobile est prévue pour fin juin 2026. Cela laisse suffisamment de temps pour garantir la stabilité, la facilité d’utilisation et la fiabilité.

Plus de visibilité, moins d’efforts

Pour les entreprises, “Ensemble” signifie avant tout une chose : la simplification. Moins de connexions, moins de systèmes parallèles et plus de clarté au quotidien. Après son lancement, l’application sera continuellement développée et étendue.

En conclusion, “Ensemble” reste ce que son nom promet : un projet commun du secteur pour le secteur. Il n’est pas seulement synonyme d’une nouvelle application, mais aussi d’une collaboration vécue dans le domaine de la numérisation – au bénéfice des agriculteurs, de l’élevage et de l’ensemble de l’agriculture suisse.

À propos de swissherdbook

La coopérative swissherdbook, la plus grande fédération d'élevage bovin en Suisse, représente les intérêts d'environ 8'000 éleveurs actifs et leur offre une large palette de services. Née en 1890, swissherdbook est aujourd'hui une fédération de coopératives et d'associations.

Avantages pour les agriculteurs et les agricultrices

Une seule connexion au lieu de nombreuses applications
Toutes les données importantes sur les animaux et l'élevage sont centralisées en un seul endroit.

Utilisable de manière mobile dans l'écurie et en déplacement
Optimisé pour les smartphones, utilisable quel que soit l'appareil.

Moins d'efforts au quotidien
Une interface unique plutôt que des systèmes parallèles.

Ce qui a fait ses preuves, développé de manière moderne
SmartCow et Holstein Mobile se fondent dans une nouvelle application.

De la pratique pour la pratique
Les entreprises participent activement à la conception de la solution pendant la phase pilote.


Les assistants numériques dans l'apiculture

Des balances pour ruches aux applications intelligentes en passant par le nouveau chatbot du Service sanitaire apicole, les outils numériques facilitent le travail des apiculteurs, aident à protéger les colonies d'abeilles et simplifient la documentation. Ce qui était encore de la musique d'avenir il y a quelques années est aujourd'hui déjà utilisé dans la pratique.

Ainsi, le Service sanitaire apicole (SSA) d’apiservice dispose depuis peu de son propre chatbot. Celui-ci est accessible en bas à droite sur abeilles.ch. Le bot répond à des questions spécifiques aux apiculteurs, qu’il obtient de sources autorisées, et est également disponible en français (abeilles.ch) et en italien(apicoltura.ch). Il répond conformément à la législation suisse ainsi qu’aux fiches techniques et au concept d’exploitation du BGD. Ce dernier est une planification des principaux travaux apicoles au cours de l’année. Le concept existe sous la forme d’un outil en ligne basé sur le web et permet de composer un concept d’exploitation personnel.

À propos d'apisverice

Le centre de conseil et de compétence apiservice a été créé début 2013 en tant que filiale de apisuisseapiservice gère en premier lieu le Service sanitaire apicole (SSA), s'engage dans la formation, gère le service d'élevage et soutient l'organisation faîtière apisuisse dans d'autres domaines.

Beim Text und klein: Mit Anklicken dieses Icons auf bienen.ch können dem Chatbot Fragen zur Bienengesundheit gestellt werden.

D’après les estimations du BGD, on utilise actuellement en Suisse surtout des balances pour bâtons (p. ex. HiveWatch) pour surveiller le poids ou des applications (p. ex. BeeSmart) pour la gestion des cartes de bâtons.

Les balances peuvent aider à estimer l’apport en nectar au printemps ou les besoins en nourriture à l’automne. En outre, la plupart des appareils signalent la sortie d’un essaim par SMS ou notification push sur le smartphone. Cela aide les apiculteurs à perdre moins d’essaims, car la perte de poids (par exemple, 1,6 kilogramme sur 120 secondes) est immédiatement détectée et signalée.

Les applications de gestion des fiches de ruches contiennent des notes individuelles sur les différentes colonies d’abeilles qui, selon le fournisseur, peuvent être identifiées par un code QR. En outre, elles peuvent servir à tenir le journal des traitements prescrits par la loi, le contrôle du cheptel ou l’inventaire des médicaments vétérinaires.

Les microphones, les capteurs de température, d’humidité, de fréquence et de vibration ainsi que les caméras pour la surveillance des trous d’envol sont encore des produits de niche. Leur utilité est actuellement limitée, car il manque généralement une base de données solide et interprétée pour tirer des conclusions pratiques.

Un article publié en janvier 2025 dans le Journal de l’abeille suisse traite des possibilités, des opportunités et des risques de la numérisation dans l’apiculture.

Voir l'article

En outre, un article sur le chatbot BGD a été publié en septembre.

Voir l'article

Avantages pour les apiculteurs
Balances pour ruches

  • Surveiller les apports de nectar et les besoins en nourriture
  • Notification automatique des essaims sur smartphone

Applications de cartes de stock

  • Saisir numériquement des notes par peuple
  • Tenir le journal des traitements & l'inventaire en toute sécurité juridique

Chatbot BGD

  • Expertise 24/7 en DE/FR/IT
  • Réponses selon la législation suisse & les fiches techniques

Concept d'exploitation en ligne

  • Structurer numériquement la planification annuelle
  • Créer un concept personnel personnalisé

Capteurs et caméras

  • Encore une niche, mais un potentiel d'approfondissement des connaissances sur la colonie d'abeilles

Pourquoi les agriculteurs suisses adoptent-ils différemment les technologies numériques ?

L'acceptation des futures technologies numériques dans la pratique ne dépend pas seulement de l'ouverture des agriculteurs à la numérisation, mais aussi et surtout des évaluations concrètes des risques et des avantages spécifiques à chaque exploitation.

Les technologies numériques dans l’agriculture promettent d’améliorer la productivité, le bien-être des animaux et la durabilité. Cependant, leur acceptation dans les exploitations familiales suisses reste inégale. Des chercheurs d’Agroscope et de l’EPFZ ont étudié les facteurs qui influencent l’attitude et l’acceptation des agriculteurs face à deux technologies numériques opposées : les clôtures virtuelles et les robots hackers autonomes. En 2021, une enquête a été menée auprès de 939 agriculteurs suisses pratiquant la culture et l’élevage.

Les raisons pour ou contre les outils numériques sont multiples

L’acceptation par les agriculteurs suisses des clôtures virtuelles et des robots autonomes dépend de l’âge, de l’éducation, des compétences numériques et du statut financier.

Les exploitations de plus grande taille et celles disposant d’un personnel plus nombreux sont plus ouvertes aux clôtures virtuelles, tandis que les robots de piratage entièrement autonomes attirent surtout les agriculteurs ayant un niveau d’éducation plus élevé. Cependant, l’acceptation ne dépend pas seulement de l’attitude envers les technologies numériques dans l’agriculture, mais aussi des besoins spécifiques à l’application, de sorte qu’une évaluation claire des avantages et des risques et un soutien sur mesure sont essentiels.

Marge de manœuvre politique

L’étude a montré que l’acquisition de compétences numériques, les plates-formes d’apprentissage par les pairs et les entreprises modèles sont des moyens appropriés pour renforcer la confiance dans les outils numériques et réduire les barrières à l’entrée. En effet, l’un des principaux obstacles est le faible niveau actuel de compétences numériques. Des programmes de formation et des initiatives de formation continue numérique ciblées pourraient y remédier. Un autre obstacle majeur pourrait être levé par la mise en place de fermes pilotes, complétée par des témoignages de pairs qui inspirent confiance et offrent des expériences reproductibles. Il y a là une marge de manœuvre pour les acteurs de la politique agricole.

Les agriculteurs en réseau voient moins d’obstacles

Les réseaux d’agriculteurs axés sur les technologies numériques, dont le contenu et les formats d’échange sont adaptés à des outils et des contextes agricoles spécifiques, peuvent lever les obstacles.

Il est important de noter que l’étude montre qu’une stratégie unique ne tient pas compte des différents besoins des agriculteurs. Une approche flexible, spécifique à la technologie et à l’exploitation, est nécessaire.

Conclusion

  • L’attitude envers les deux technologies numériques, les clôtures virtuelles et les robots pirates autonomes, est influencée par le jeune âge, l’éducation formelle, l’affinité positive avec les technologies, une plus grande culture numérique et une situation financière sûre.
  • L’adoption des clôtures virtuelles est influencée par la taille de l’exploitation, la capacité en personnel, l’attitude des agriculteurs vis-à-vis des technologies numériques dans l’agriculture, la culture numérique et la perception des risques et des avantages.
  • L’acceptation des robots de piratage autonomes est influencée par l’attitude, le niveau d’éducation et la perception des risques et des avantages. La taille et la structure de l’entreprise sont moins pertinentes.
  • L’acceptation des technologies numériques ne dépend pas seulement d’une ouverture générale à la numérisation, mais aussi et surtout d’évaluations concrètes des risques et des avantages qui doivent être effectuées pour chaque technologie et entreprise.

A propos des auteurs :

Dr. Linda Reissig fait de la recherche à l'EPF de Zurich et à Agroscope sur les processus de transformation durables et socialement acceptables dans le système agroalimentaire.

Prof. Dr. Michael Siegrist dirige le groupe de recherche sur le comportement des consommateurs à l'EPF de Zurich et étudie comment la confiance et l'acceptation des nouvelles technologies se développent dans la production alimentaire.

Lien vers l'article original

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Normes et listes de codes : la base invisible de l'agriculture numérique

La transformation numérique du secteur agroalimentaire suisse est en cours. Le principe est le suivant : les données sont la matière première - les normes, les catalogues et les listes de codes sont les outils qui permettent de rendre cette matière première utilisable. Lors du 6e DigiSpot de DigiAgriFoodCH, le centre de compétence pour la transformation numérique de l'OFAG a montré pourquoi ces éléments constitutifs sont décisifs pour une gestion efficace et pérenne des données.

Un catalogue de données est un répertoire central qui permet de trouver et de comprendre les métadonnées relatives aux ensembles de données existants. Les normes de données et d’interface définissent la forme sous laquelle les données sont saisies et échangées. Les listes de codes définissent des codes uniques (par exemple, les listes de variétés et les cultures à paiement direct, afin que les systèmes parlent la même langue).

Exemple pratique : une exploitation déclare la culture d’épeautre pour les paiements directs. Si le code OEPP unique “TRZSP” est utilisé, tous les systèmes connectés – des cantons aux organisations de labellisation – comprennent clairement de quoi il s’agit.

Pourquoi les normes sont-elles si importantes ?

Les avantages sont évidents :

  • Moins d’efforts : les données saisies une fois peuvent être utilisées plusieurs fois (principe du “once only”).
  • Une meilleure collaboration : des formats uniformes facilitent l’échange de données entre la Confédération, les cantons et les acteurs privés.
  • Plus de transparence : un catalogue central comme la plate-forme I14Y rend les stocks de données et les interfaces visibles et lisibles par les machines .

Qu’est-ce que cela apporte concrètement aux agriculteurs ?

Dans la pratique, cela signifie moins de doublons et une meilleure vue d’ensemble.

  • Simplifier le traitement des paiements directs : Les données relatives aux cultures ou aux animaux ne doivent être saisies qu’une seule fois, et les informations circulent automatiquement entre la Confédération et les cantons.
  • Contrôle d’accès : les organismes de labellisation n’ont accès aux données que si les agriculteurs leur en donnent l’autorisation.
  • De meilleures bases de planification : des données uniformes permettent des évaluations fiables – par exemple pour l’optimisation de l’exploitation ou la comparaison avec des valeurs de référence.
  • Plus de sécurité juridique : des normes claires aident à garantir que les données sont transmises aux autorités de manière correcte et compréhensible.

Les défis – et comment les résoudre

La création de normes est complexe : les listes doivent être harmonisées, les ensembles de données doivent être gérés et les systèmes doivent être reliés entre eux. Cela nécessite un travail conjoint de l’administration, de la recherche et de la pratique. Le concept de données maîtres de l’OFAG et de l’OFAG, qui uniformise les données d’exploitation tout au long de la chaîne alimentaire, en est un exemple.

Conclusion : une valeur ajoutée décisive

Les agriculteurs et les acteurs du secteur ne remarquent souvent que peu de choses de ce travail au quotidien – mais ils en profitent directement : moins de saisies de données en double, des informations plus claires et des systèmes fiables. C’est ainsi que naît la “valeur ajoutée avec les données” que poursuit DigiAgriFoodCH.

Cette évolution n’en est qu’à ses débuts – la valeur ajoutée augmentera pas à pas au cours des prochaines années.

Plus d'informations sur les normes de donnéesPlus d'informations sur la plate-forme d'interopérabilité I14Y

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Un échange de données efficace entre les associations d'éleveurs laitiers et les robots de traite

La numérisation a fait son entrée depuis longtemps dans nos étables laitières. De nombreuses données sont aujourd'hui collectées par voie numérique, mais elles ne révèlent leur plein potentiel que lorsqu'elles sont mises en réseau de manière intelligente et utilisées à bon escient. Il est essentiel d'en faire une véritable valeur ajoutée pour nos éleveurs laitiers, que ce soit par des processus d'exploitation plus efficaces, une meilleure santé animale ou une production plus durable.

Swissherdbook et les fédérations d’élevage laitier proposent une multitude de services précieux et mettent à la disposition des éleveurs des données numériques issues du contrôle laitier, du herd-book et de l’estimation de la valeur d’élevage – préparées de manière à pouvoir être intégrées sans problème dans la gestion du troupeau.

Il existe déjà aujourd’hui de nombreuses interfaces de données, par exemple avec AGATE ou swissgenetics. Les robots de traite ne se contentent plus de traire : leurs programmes connectés fournissent des informations précieuses pour la gestion du troupeau, notamment des données provenant de capteurs de mouvement ou de colliers.

Il est donc évident qu’il faut mettre en réseau les données entre les associations de vaches laitières et les systèmes de traite robotisée afin de faciliter davantage le travail quotidien des éleveurs.

Dans une première phase du projet, une interface de données a été développée en collaboration avec Lely Suisse pour permettre la consultation des quantités de lait quotidiennes.

Pourquoi est-ce important ? D’une part, ces données sont intégrées dans les évaluations zootechniques et d’autre part, elles facilitent le contrôle laitier et contribuent ainsi à améliorer la qualité des données.

La prochaine étape consistera à échanger les résultats d’insémination et les résultats de gestation (Fertalys) avec Lely afin d’éviter les saisies multiples. D’autres fabricants de robots de traite, tels que DeLaval et GEA, échangent déjà des quantités de lait et d’autres enregistrements sont prévus.

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Solutions numériques contre le gaspillage alimentaire : les données au service de la durabilité dans la restauration

Chaque année, la Suisse produit environ 2,8 millions de tonnes de déchets alimentaires évitables. Cela n'a pas seulement des conséquences économiques, mais aussi un impact considérable sur notre environnement. Le secteur de la restauration, en particulier, offre ici une grande opportunité. La réduction du gaspillage alimentaire fait partie des mesures les plus simples et les plus efficaces pour plus de durabilité - et permet en même temps de réduire les coûts. La condition préalable est toutefois de savoir où et pourquoi les pertes se produisent.

Avant de pouvoir prendre des mesures, il faut de la transparence : où, quand et pourquoi les aliments finissent-ils dans les déchets ? C’est précisément là que réside le défi, car dans le quotidien agité de nombreuses cuisines, il reste souvent peu de temps pour saisir systématiquement de telles données. C’est pourquoi de plus en plus d’établissements misent sur le soutien numérique. Les outils disponibles vont de simples applications à des systèmes basés sur l’IA et la reconnaissance d’images. L’association United Against Waste (UAW) propose une solution particulièrement éprouvée avec son Food Save Management (FSM).

Outils numériques et engagement humain

Au cœur de la méthodologie se trouve l’application “Waste Tracker”, avec laquelle les employés de cuisine enregistrent toutes les pertes de nourriture pendant une phase de mesure de quatre semaines – structurées par catégories et causes. Le processus est soutenu par des conseillers expérimentés d’UAW, qui analysent les données avec l’équipe de cuisine et développent des mesures concrètes de réduction. Dans le cadre d’ateliers interactifs, les collaborateurs n’apprennent pas seulement à utiliser l’application, mais se penchent aussi activement sur les causes et les solutions du gaspillage alimentaire. Le programme est complété par un module d’e-learning pratique. L’interaction entre les outils numériques et l’accompagnement personnel favorise la compréhension et la motivation au sein de l’équipe et l’expérience montre qu’elle est la clé d’une réduction durable et à long terme des pertes alimentaires.

La durabilité commence au quotidien

Le FSM montre de manière exemplaire comment les outils numériques et l’engagement humain peuvent aller de pair. Il n’y a pas besoin de changements révolutionnaires – mais de solutions pratiques qui peuvent être intégrées dans le quotidien de l’entreprise. Car au final, ce sont les personnes en cuisine qui font la différence. Avec les bons outils en main, l’action durable n’est pas seulement possible, elle devient une évidence.

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DIGI-Rangeland - Innovation numérique pour le pâturage

L'élevage en pâturage est confronté à des défis majeurs. Le projet DIGI-Rangeland met en réseau les agriculteurs avec les technologies numériques afin de rendre leur travail plus durable et plus efficace.

Le pâturage joue un rôle crucial dans le développement durable de l’agriculture grâce à des services écosystémiques essentiels. Pourtant, l’élevage en pâturage est confronté à de nombreux défis qui menacent sa résilience. C’est là qu’intervient le projet DIGI-Rangeland, financé par l’UE et le SERI, dont l’objectif est de créer un réseau innovant de technologies numériques, spécialement adapté aux agriculteurs et agricultrices du secteur pastoral.

Coordonné par l’Institut français de l « Élevage et avec la participation de partenaires de dix pays, dont la société suisse AGRIDEA, DIGI-Rangeland adopte une approche pratique. Grâce à une étroite collaboration entre différents acteurs, le transfert de connaissances et la compréhension mutuelle sont encouragés afin de promouvoir l’innovation numérique dans le domaine du pâturage. L’accent est mis sur l’identification des besoins et des obstacles des agriculteurs et des agricultrices afin d » évaluer et de mettre en œuvre des solutions numériques.

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Les données, clé de l'avenir : retour sur la conférence annuelle 2025 à Frick

Le 15 mai 2025, plus de 60 professionnels de l'agriculture et de l'agroalimentaire se sont réunis à Frick à l'occasion de la conférence annuelle de la Chartage-meinschaft Digitalisierung - à la fois sur place et en ligne. L'accent a été mis sur un thème d'actualité : "Valoriser les données pour une production alimentaire durable et compétitive".

Pourquoi les données sont désormais centrales

Les technologies numériques génèrent chaque jour de grandes quantités de données dans l’agriculture – mais leur potentiel n’est pas encore exploité dans de nombreux endroits. L’utilisation ciblée de ces données peut améliorer considérablement la gestion de l’exploitation, tant sur le plan économique qu’écologique, et contribuer ainsi à résoudre les défis actuels.

Aperçu des systèmes, des stratégies et des projets pratiques

La conférence a offert un large aperçu des systèmes existants, des efforts en cours et des perspectives futures en matière d’utilisation des données. Des intervenants issus de la pratique, de la recherche et de l’administration ont donné un aperçu concret des projets et expériences en cours :

  • Espaces de données dans l’agriculture et l’agroalimentaire: comment mettre en pratique le concept et quelles sont les structures nécessaires.
  • Ecosystème agricole numérique: soutien à la gestion durable et à la création de chaînes d’approvisionnement modernes et interconnectées.
  • Données relatives aux animaux: Utilisation pour améliorer le suivi des animaux et réduire les émissions de méthane.
  • L’intelligence artificielle contre le gaspillage alimentaire: des exemples pratiques pour éviter les pertes de nourriture.
  • Analyse des coûts et des revenus en temps réel: la numérisation comme moteur de l’amélioration de l’efficacité, y compris sur le marché de l’énergie.

Conclusion : rendre la valeur ajoutée visible

La conférence annuelle 2025 a démontré de manière impressionnante la diversité et la pertinence pratique de la valorisation des données dans le secteur agricole et agroalimentaire. Elle ouvre non seulement de nouvelles perspectives pour une production plus durable, mais renforce également la compétitivité du secteur.

Les participants sont repartis avec de précieuses impulsions – pour leur propre exploitation, pour la recherche et pour le développement des infrastructures numériques dans l’agriculture suisse.

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